Les 6 et 7 mai derniers, plus d’une centaine de personnes se sont réunies à Québec dans le cadre de la première édition du Grand Équilibre, organisée par la Coalition CFTÉ. Chercheuses, parents, personnes proches aidantes, groupes communautaires, syndicats et partenaires ont uni leur voix pour réclamer l’adoption d’une loi-cadre québécoise en matière de conciliation famille, travail, études et proche aidance.
Deux journées de réflexion, de mobilisation et d’action
Pendant deux jours, le Grand Équilibre a rassemblé des participantes et participants provenant de milieux variés autour d’un même objectif : faire avancer concrètement les droits liés à la conciliation famille, travail, études et proche aidance.
La programmation a permis de mettre en lumière plusieurs enjeux majeurs qui touchent actuellement la population québécoise : pénalité à la maternité, surcharge des personnes proches aidantes, accès aux services de garde, horaires atypiques, précarité d’emploi et impacts du retour au travail ou aux études sur les familles.
Des données inédites et des recherches récentes ont également été présentées afin de mieux documenter les réalités vécues par les familles québécoises et les conséquences des inégalités persistantes.
Une mobilisation forte pour une loi-cadre québécoise
Au cœur des discussions : l’urgence d’adopter une loi-cadre québécoise en matière de conciliation famille, travail, études et proche aidance.
Pour la Coalition CFTÉ, les mesures actuelles demeurent trop fragmentées et inégales selon les milieux de travail, les établissements d’enseignement ou les régions. Une loi-cadre permettrait d’établir des orientations claires et cohérentes pour l’ensemble du Québec, tant dans les secteurs public et parapublic que dans le secteur privé et les milieux d’études.
La proposition portée par la Coalition prévoit notamment :
- L’adoption de politiques internes en matière de CFTÉ;
- La création de mécanismes de suivi et de comités responsables;
- Des mesures de sensibilisation et de formation;
- Une meilleure reconnaissance des réalités de proche aidance;
- Une approche visant à réduire les inégalités, particulièrement celles vécues par les femmes.
La conciliation ne peut plus reposer uniquement sur la capacité individuelle des personnes à absorber des pressions toujours plus grandes. Elle constitue désormais un enjeu collectif qui touche directement l’équité, la santé, la participation au marché du travail, la réussite éducative et la qualité de vie de toute la population.